Dans un rapport provisoire de la Cour des comptes cité dans le Figaro ce mardi 26 avril, les magistrats demandent une réforme en profondeur des pratiques financières du secteur dentaire. Manque de transparence, prothèses trop chères, explosion des dépassements d'honoraires… Faute de moyens, 20% des patients renoncent même à se soigner. Vous pouvez savoir plus de lampe à polymériser sur www.athenadental.fr



Cette fois, ce sont les dentistes qui risquent d'avoir les oreilles qui sifflent. L'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD), auquel sont inscrits près de 44 000 praticiens, doit "retrouver le sens de ses missions de service public" et "engager sans tarder une remise en ordre" de sa gestion, prévient ce mercredi la Cour des comptes qui pointe les "pratiques dispendieuses" de l'organisme dont les cotisations annuelles s'élèvent à environ 20 millions d'euros.

Face à des pratiques indemnitaires "très disparates" entre conseils locaux, la haute juridiction recommande également de "plafonner" le montant des indemnités servies aux conseillers de même niveau territorial ou de supprimer "les rémunérations manifestement abusives" afin de "retrouver l'esprit de bénévolat".
Le montant des soins bucco-dentaires s'élève environ à dix milliards d'euros dont un tiers est remboursé par la Sécurité sociale et 39% par les complémentaires. Les patients doivent s'acquitter d'un reste à charge dépassant les deux milliards d'euros. Selon le Figaro, une des propositions de la Cour des comptes consisterait à laisser aux complémentaires la prise en charge du remboursement des soins lourds comme les prothèses par exemple.

D'autres propositions sont émises par la Cour des comptes comme le fait d'encourager "les réseaux de soins" qui recourent à des dentistes agréés. Ils seraient davantage mis en avant bien qu'ils fassent régulièrement l'objet d'attaques de l'ordre des chirurgiens-dentistes. Le rapport final de la Cour des comptes est attendu en septembre prochain. D'ici là, les syndicats de professionnels, l'Assurance maladie et les mutuelles se seront concertés sur les tarifs.

La Cour souligne que les contrôles de l'exercice de la profession par l'ONCD, au titre de ses missions de service public, sont "peu nombreux, peu efficaces et peu opérants", et déplore que son action soit plus tournée vers "la défense d'intérêts catégoriels qui ne lui incombent pas".