Vous vous baladez le long d'une plage lors d'une belle journée d'été. L'eau d'un bleu turquoise, les clapotis des vagues sur la rive, le vol des mouettes au loin, vous longez la côte sur des sentiers verdoyants. Puis soudain, une voix surgit : "C'est terminé, vous pouvez enlever votre casque maintenant". C'est alors que vous quittez la plage virtuelle pour vous retrouver dans la réalité, assis dans le fauteuil d'un cabinet dentaire. C'est de cette manière que se déroulent depuis quelques mois les consultations chez les dentistes d'un centre dentaire situé dans le Devon, en Angleterre. Pas de lumière blanche dans les yeux, ni le "doux" bruit de la fraise. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus de Bec à gaz sur matériel dentaire.



Avant un examen scolaire ou sur une terrasse haut perchée, son sang ne fait qu’un tour. Aller chez le dentiste est pour elle une épreuve. « Juste la vue des outils et le bruit des instruments me rendent très anxieuse, avoue-t-elle. J’essaie de me calmer avant en regardant des vidéos sur Facebook et en me fixant un objectif pour après, comme aller manger des sushis ou me promener sur le mont Royal, puis je pense à ça pendant toute la durée de ma visite ! » Il y a quelques semaines, sa dentiste Marianne Bourji lui a proposé d’essayer une paire de lunettes de réalité virtuelle.

Puis ils ont demandé à des dentistes exerçant dans un cabinet dans le Devon de tester ces expériences auprès de 85 patients. La plage a donné de très bons résultats (voir vidéo ci-dessous). "Les patients ont déclaré être moins anxieux pendant la consultation, ont trouvé les soins moins douloureux et ont gardé des souvenirs plus positifs de l'examen médical une semaine après, comparé à ceux ayant eu une consultation normale ou s'étant baladés virtuellement dans une ville", expliquent les chercheurs. 

Le Dr Dolman croit que le contenu des petits films visionnés en réalité virtuelle pourrait aussi contribuer à éduquer les patients sur certaines questions de santé buccale. « Ça peut être un outil pédagogique très intéressant, croit-il. Surtout pour les jeunes, qui sont très à l'aise avec ce genre de technologie. On pourrait, par exemple, montrer des vidéos sur les bactéries qu'on a en bouche, je veux dire qu'on peut aussi penser à un contenu éducatif. »