A la mi-juin, Agnès Buzyn avait connu son premier mouvement social, hérité de l’ère Touraine, lorsque de nombreux dentistes libéraux avaient fait grève durant une semaine en protestation de la validation par le gouvernement Cazeneuve du règlement arbitral concernant les tarifs des soins dentaires. Ce dernier prévoyait, notamment, un plafonnement du tarif des prothèses en contrepartie de revalorisations d’autres actes, dont certains étaient demeurés inchangés depuis plusieurs décennies.Vous pouvez comprendre plus de Machine à souder par points sur www.athenadental.fr



La partie était délicate pour Agnès Buyzyn qui devait tout à la fois présenter une image de réouverture du dialogue (symbolisée par sa rencontre avec trois syndicats représentatifs de la profession qui n’avait jamais été reçus par Marisol Touraine !) et appliquer le programme d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’amélioration de l’accès aux soins dentaires (probablement grâce à un plafonnement des prix) l’une de ses priorités. Elle a finalement annoncé que de nouvelles négociations se tiendraient à la rentrée entre les syndicats et l’Assurance-maladie et que l’application (désormais hypothétique) du règlement arbitral ne commencerait qu’en janvier 2019.Questions et réponses 

Néanmoins, on sent déjà poindre les prochaines polémiques ! Ainsi, l’Assurance-maladie a clairement fait savoir qu’elle acceptait une revalorisation des tarifs des soins dentaires, mais en échange d’un plafonnement des prix des prothèses…soit toujours le même point d’achoppement que durant les précédentes et houleuses négociations. De plus, les prochaines tractations seront également élargies à l’objectif fixé par le Président de la République de « reste à charge zéro ». 

Catherine Mojaisky, de la confédération nationale des syndicats dentaires, a d’ores et déjà fait savoir auprès de nos confrères du quotidien L’opinion que ce n’était pas envisageable. Elle consent néanmoins qu’il serait possible de créer un panier de soins composés des actes essentiels d’odontologie pour lequel le reste à charge (avec l’aide des complémentaires) serait en effet nul. Rappelons que les syndicats ont estimé à 2,7 milliards d’euros les investissements, selon eux, nécessaires à l’odontologie libérale…quand l’Assurance-maladie n’avait pu promettre qu’une enveloppe de 341 millions d’euros.