D'après le rapport de la DREES relatif aux dépenses de santé en 2016, la part des professionnels de la médecine exerçant en France et ayant eu leur diplôme à l'étranger ne cesse d'augmenter. Et tous les corps sont touchés : les masseurs-kinésithérapeute, les médecins ou encore les chirurgiens-dentistes.  Parmi ces praticiens, on retrouve aussi un nombre grandissant qui ont obtenu leur diplôme à l'étranger. Environ 21 800 médecins actifs inscrits à l'Ordre ont suivi les procédures pour pouvoir pratiquer dans l'hexagone. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus de Bec à gaz sur matériel dentaire.



On constate qu'il y aurait 2600 dentistes diplômés à l'étranger, 2000 pharmaciens et 1400 sages-femmes. Autant dire, une très faible proportion du nombre global de professionnels de la santé en France. Il y a cependant deux branches médicales qui accusent une très forte hausse de diplômes venant hors de nos frontières. Plus d'un chirurgien-dentiste sur trois a étudié hors de nos universités ; et prêt d'un médecin sur quatre. Laboratoire de prothèses dentaires,qu'est-ce que vous avez?

Plusieurs facteurs expliquent cette proportion de plus en plus importante de praticiens ayant obtenu leur diplôme à l'étranger. Tout d'abord, le "numerus clausus". La France est le seul pays avec la Belgique à mettre en place son numerus clausus à l'entrée en deuxième année d'étude. Les autres pays européens l'ont dès la première année. Cette pratique instaurée à une époque où l'offre était pléthorique, n'avait pas pris en compte les évolutions socio-démographiques que le pays allait subir. L'écart entre le nombre de médecins et les besoins de la population s'est creusé.  

Deuxième facteur : la mauvaise répartition des médecins sur le territoire. Sans revenir sur la problématique des déserts médicaux, les jeunes médecins ont tendance à s'installer en ville, là où il y a un fort potentiel de patientèle. Au total, un médecin sur dix est titulaire d'un diplôme européen ou extra-européen. Ils participent à la lutte contre les déserts médicaux et viennent renforcer les centres médicaux qui ne pourraient maintenir leur activité sans eux. Mais comme toute médaille a aussi son revers, la plupart exerce en libéral, contribuant finalement trop peu à l'amélioration des accès aux soins de premiers secours.